digressions : 4
Je me demande à quoi cela rime. Il y a bien ces questions, mais je me demande. Tout ceci est naïf. Écrire « contre » ne percute pas la réalité du fait.
Même si j’affirme : « l’argent est l’ennemi de l’artiste » et peut-être même de l’art. Je ne vois vraiment pas ce que cela change au fait que je n’ai pas un sou devant moi et que si je veux ne pas avoir à en finir je devrai bien trouver une solution.
C’est-à-dire que je sais mais je ne comprends pas pourquoi. Pourquoi donc me faudrait-il accepter un état de fait ?
Alors je veux bien raconter autre chose de moins contrariant, même si l’essentiel c’est l’argent. Je ne suis pas sûre de vouloir tout sacrifier pour en gagner. Le peu de fois où j’ai travaillé je me suis perdue, je me suis abandonnée. Alors je ne suis jamais véritablement convaincue qu’il faille me tuer d’une manière ou d’une autre. Travailler ou mourir vraiment.
Déjà que je n’y vois plus grand-chose : je zoome les textes à 150%. J’ai la trouille d’aller à la Sécurité sociale pour leur faire part de mon cas. De toute façon, je n’ai pas d’argent alors.
Et il y a aussi cette histoire de mutuelle. Mais je n’ai toujours pas d’argent. Décidemment je ne vois pas à quoi cela rime.
Le seul point positif est que mon auriculaire se porte mieux : pas désenflé mais mieux. Depuis un an et six mois. La médecine ça ne vaut pas un clou surtout quand on n’y a pas recours.
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