Cher monsieur Gette,

Merci pour votre réponse par mail du 09/09 au sujet de mes mues.  Je me permets de la retranscrire ici :
« Chère Béatrice,
je n’ai pas encore eu le temps de me pencher sur “la ceinture de
Vénus
“, par contre les mues (exuvies) sont celles de cigales sans que
je puisse dire de quelle espèce. Les larves vivent sous terre pendant
plusieurs années puis montent le long d’un tronc d’arbre, elles
s’accrochent à l’écorce avec leur griffes, la peau se fend sur le dos
et la cigale sort.
Si vous regardez sur mon blog la notula 29 vous verrez que Paula qui
aimait beaucoup ces exuvies s’en était fait une garniture pubienne du
plus bel effet.
Bien à vous
paul armand »

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J’ai aussi mes propres exuvies : ce sont celles de chenilles qui se trouvaient dans les cartons contenant les os. Je les conserve précieusement. Quant aux anciennes propriétaires elles finissent leur vie en coléoptères, volent à travers ma chambre lorsqu’ils s’échappent du drap. La nuit lorsque la lumière est éteinte, ils se promènent sur mes écrans allumés d’ordinateur ou de télévision.

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Voici ma « petite plante », celle qui a poussé parmi mes cactus (cf. ajout du 02/06/08). Contrairement à la vôtre elle n’est sûrement pas digne d’être offerte à une déesse, c’est plutôt une mauvaise herbe qu’autre chose. Mais bon, je l’aime bien et elle grandit vite (comme toutes les mauvaises herbes qui se respectent). Mon affection débordante pour les petites choses maltraitées.

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Pourtant le 03/10 lorsque vous m’avez demandé comment se portait mes araignées, je me suis contentée d’un « Comme d’habitude, il faut les nourrir… », sans vous avouer qu’elles me causent bien du souci.
L’une d’entre elles est morte (celle qui s’était accrochée à mon chemisier), Dieu sait pourquoi ! Je ne me l’explique pas ;  je n’ose même pas ouvrir sa boîte, l’en sortir, la regarder.
Cela fait plusieurs jours, je sais que je dois nourrir les deux autres. À chaque fois c’est pareil : c’est mon devoir de le faire, mais quelque chose m’en empêche. Je retarde toujours. Je dois ajouter qu’à cause de la baisse des températures les proies se font plus rares, même si cela n’excuse rien.
Je voudrais vraiment comprendre pourquoi j’attends. Quoiqu’il me semble que ma première araignée, je la gavais.
D’un côté comme de l’autre, ce n’est pas mieux.
Je ne veux pas leur mort puisque je finirai par les nourrir, mais… Mon affection toute relative.

Béatrice

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