Greffe : 25

26nov08

« Tu as lu ça ? “Une atmosphère de fin du monde”. N’importe quoi !
— De toute façon, la vie, c’est de la matière vive pour pleurer.
— Tu n’as pas l’impression de me contredire, là ? »

Hors sujet.

La situation mérite quelques explications.

Il n’y a plus rien ni personne.

« Je regarde mes mains, je me demande… À quoi cela sert-il ? Pour quoi est-ce fait ?
— Toi, et tes Interrogations… »

Cette idée folle qu’ils resteraient à ses côtés, qu’ils la protègeraient.

« La piscine, le sol se délite, bien des déboires.
— En entendant cela à la radio… »

La famille, une véritable escroquerie. Tant d’années à vivre recluse.

« Aujourd’hui, il ne me reste plus rien. Qu’y avait-il à l’origine ?
— Dis-moi, on t’a payé pour casser l’ambiance ? »

La chambre, ce qu’elle avait laissé derrière elle : un certain confort.

« La tournure des événements. De déceptions en désillusions.
— Ça te dirait, de parler de façon à ce que je te comprenne ? »

Être libre, faire des choix, souffrir. Il valait peut-être mieux rester esclave.

« Lorsque tout d’un coup les violons descendent dans la gamme, j’ai eu peur.
— Je ne vois pas ce que la musique vient faire ici.
— C’est l’essentiel.
— Ni queue, ni tête, ton histoire.
— C’est la pensée qui veut ça. »

Révolte de l’esclave qui étrangle son maître de ses mains.

Il le regarde dans les yeux, versent des lames.



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