Le 14 mars après avoir travaillé de 9h à 13h, je suis allée au Salon du livre.

De 15h à 17h je n’ai pas dédicacé un seul livre (de toute façon je ne sais jamais quoi écrire, Anne Savelli m’a dit qu’elle avait le même problème) mais j’en ai acheté trois : Sur le livre d’artiste d’Anne Mœglin-Delcroix, 6541 d’Yves Jolivet et Lubies de Pascal le coq.
J’ai beaucoup parlé avec Yves Jolivet (mon éditeur) et Aliénor Rives (son assistante éditoriale) : apparemment éditer est loin d’être une sinécure surtout lorsque l’on a des convictions que l’on doit défendre presque quotidiennement.

De 17h à 18h j’ai assisté à un débat : Le support papier est-il condamné ? Il était animé par Nathalie Crom (Télérama) et Jérome Dupuis (L’Express), les invités  étaient Jacques Bonnet (éditeur et écrivain), Arnaud Maïsetti (éditeur et écrivain), Thierry Pech (directeur général du Seuil), Bruno Racine (président de la Bibliothèque nationale de France).
Le débat m’a semblé assez équilibré : pas de querelles stériles, au contraire il a été unanimement reconnu que le support numérique et le support papier coexisteraient en bonne intelligence, l’un et l’autre trouvant leur place en fonction des usages de lecture.
Merci donc de nous (lecteurs) laisser décider par nous-mêmes, le temps fera le reste.

De 18h15 à 19h30 avec Arnaud Maïsetti, Magali Brénon et une amie à elle nous avons fait le tour des stands.

Vous vous demandez ce que j’ai bien pu faire de 18h à 18h15. Eh bien j’ai vainement essayé de convaincre Colette Kerber (mais si, celle des Cahiers de Colette) de me permettre de faire une lecture dans sa librairie. Je n’y avais même pas songé mais Christian Boltanski m’avait dit d’y aller de sa part.
Elle m’a très poliment, quoique très rapidement, expliqué que c’était trop tard : jusqu’en juin c’était impossible, en septembre c’était la rentrée littéraire. En s’en allant (j’ai eu l’impression qu’elle me fuyait afin d’en finir avec la conversation) elle m’a tout de même assuré que mon livre était dans sa librairie et qu’elle le défendrait. Que demander de plus à une libraire ?
On m’avait prévenu que cela serait difficile voir impossible, mais j’ai voulu tenté ma chance.

Quoi qu’il en soit deux lectures sont déjà prévues :
1) en compagnie de Magali Brénon au MK2 Livres du MK2 Bibliothèque à Paris le 25 avril à 17h.
2) la Bibliothèque départementale des Bouches-du-Rhône propose le 19 septembre à une lecture croisée des deux sorties d’ouvrage de janvier des éditions le Mot  et le Reste : J’attends Mehdi de Magali Brénon et Is this Love. Il s’agit aussi d’un échange avec Yves Jolivet sur la construction d’un ouvrage, du manuscrit à l’édition, accompagné par un modérateur, Pascal Jourdana. [informations]

En me réveillant dimanche toute mon énergie avait été pompée, Dieu sait comment, la veille.
Tout cela est un rêve.
Seul reste dans l’air que j’inspire la certitude que j’ai un nouveau texte à écrire.




4 Responses to “ma dédicace au Salon du livre de Paris”  

  1. 1 brigetoun

    toute mon énergie avait été pompée, Dieu sait comment la veille
    Délicieux

  2. 3 F

    c’est comme ça chez Colette : l’éditeur paye de ses deniers le petit carré de pub dans le Monde des Livres quand l’auteur est invité… on trouvera d’autres lieux…


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