Nous aurions dormi vingt ans : 6
1998
L’enthousiasme avait pris racine profondément, jaillissait par toutes les extrémités. Hilare, elle hurlait autant que possible. Exaltée, elle exhalait la sueur.
C’est beau.
L’énumération se relance sans cesse, vise juste. Séquence, mélodie, pause, croche, croche, blanche. Ronde. Grosse. Elle avait presque entièrement avalé les fichiers imprimés, leurs copies, leurs photocopies, leurs polycopiés, jamais assez. Grise. Bleue.
Toujours plus beau.
De quoi faire un long-métrage sur l’ombre de ses cheveux. Le monde s’était réuni dans ses boyaux et traînait sa fatigue tout le long pour en sortir purifié.
Aveuglant de beauté.
Les animaux de toutes espèces lui pénétraient dans la gueule en vrombissant la musique des mouches et des abeilles. Magnifique d’éclats éclatés en deux en trois, la poussière scintillait piquait rebondissait pour la plus grande des joies.
Dispersée avec méthode à la gloire des cieux, à l’orgie d’un pétillant verbiage.
Allez !
Quand plus rien ne sera possible tout s’inversera, carillonne.
Tout.
Bien malheureuse que cela ne puisse durer éternellement.
Occlusion intestinale.
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Un grand merci à Ophélia et Marie
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