Hermance Triay : 1

Chronique d’une disparition de page annoncée

Madame,

Je m’adresse à vous en ma qualité de conseil de la société Studio Harcourt.

Ma cliente a en effet constaté que vous reproduisez sur votre site internet www.hermancetriay.com la marque « Harcourt », dont elle est titulaire.

Elle a également constaté que vous publiez sur ce même site internet des photographies prises par vos soins et imitant le style Harcourt.

La société Studio Harcourt m’indique enfin que vous reproduisez sur votre site internet des photographies appartenant exclusivement à la société Studio Harcourt.

Bien plus, vous vous revendiquez auteur de ces photographies en apposant votre nom sur ces dernières, en lieu et place de la griffe « Harcourt ».

La société Studio Harcourt considère que ces faits constituent une contrefaçon de sa marque « Harcourt » ainsi que de ses droits d’auteur, mais également des actes de concurrence déloyale et de parasitisme.

Je suis dès lors contraint de vous mettre en demeure de retirer les photographies figurant sur votre site internet www.hermancetriay.com dont les droits appartiennent à ma cliente, ainsi que toute référence à la marque « Harcourt ».

A défaut de réaction de votre part dans un délai de 48 heures, il m’a été donné instructions d’engager à votre encontre les procédures appropriées et je me devais de vous en informer aussitôt.

J’attire par ailleurs votre attention sur le fait qu’il n’existe sur votre site Internet aucune mention qui permettrait de déterminer vos coordonnées exactes.

Je vous rappelle pourtant que conformément aux dispositions de l’article 6-III-1 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004, vous êtes tenue de mettre à la disposition du public ces informations, sous peine de sanctions pénales.

Je suis dans l’intervalle à la disposition de votre conseil habituel pour m’entretenir avec lui de cette affaire.

Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes sentiments distingués.

PS : la présente vous est également adressée par pli recommandé avec avis de réception.

Olivier Laude
Avocat associé

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Une page tournée

mai 26, 2012

Monsieur,

Les raisons de votre message me paraissent claires et je l’espère suffisamment simples pour que j’y réponde en personne.

J’ai travaillé au studio Harcourt en 2003 et 2004, une brève année au cours de laquelle le studio a pris de l’ampleur, quittant la rue des Acacias, puis la rue de Lisbonne, pour s’installer rue Jean Goujon. C’est grâce à monsieur Pierre-Anthony Allard, réinventeur de cette lumière et Directeur Artistique de l’époque, que j’ai participé aux débuts de la société à sa nouvelle adresse, avec son nouveau Directeur Général, monsieur Rémi Carlioz, et sa nouvelle Présidente, madame Anne-Marie de Montcalm.

Malgré le poste d’assistante qu’annonçait mon contrat, j’y étais bien photographe. L’enjeu était financier, en ses débuts prétendument difficiles, l’argument principal de la Direction consistant à dire que l’honneur de travailler dans l’illustre Studio était une rémunération en soi. C’est bien entendu sur ce désaccord que j’ai quitté la société à la fin d’un second CDD, alors que nous ne nous entendions pas sur les termes d’un CDI. Ce récit pour vous conter que je n’ai pas « imité » le style Harcourt, mais qu’il m’a été enseigné puis demandé de le mettre en pratique.

Une fois retrouvé mon statut de photographe indépendante, ayant été employée à la sortie de l’Ecole et n’ayant eu le temps de publier qu’un seul ouvrage de portraits, j’avais besoin pour démarcher de nouveaux clients d’alimenter mon book en images récentes. L’équipe de Direction du Studio Harcourt de l’époque a estimé que je pouvais présenter la sélection que je souhaitais parmi les images que j’avais faites. J’ai été autorisée à envoyer les négatifs au laboratoire Central Color, puis à confier aux soins de la retoucheuse les tirages dont j’avais besoin. C’est donc avec l’accord de la Direction, alors que le Studio Harcourt avait pleinement connaissance de mes intentions, que j’ai montré mon travail. Je ne détiens malheureusement pas d’autres éléments que ma bonne foi sur la question.

Autre temps, autres mœurs, du book constitué de tirages c’est désormais par internet qu’un photographe promeut le mieux son activité. Je n’ai pas pensé et voulu causer du tort au Studio Harcourt en mettant en ligne quelques unes de ces photographies. Et j’ai d’ailleurs fait attention à ne pas apposer la griffe du Studio pour ne pas induire en erreur les visiteurs du site en leur laissant imaginer que j’exerçais encore au Studio. Je suis désolée de lire que ce que je pensais être une prévenance soit en fait un motif de plainte.

En quittant le Studio Harcourt, j’ai laissé derrière moi sa lumière. Je ne dispose pas des éclairages traditionnels de la marque, je n’aurais pas l’espace pour les déployer et j’ai moins envie encore de la recréer. Tout cela me conduit, à chaque fois que je suis contactée par un potentiel client qui demande ce type de travail, à conseiller de rentrer en contact avec le Studio Harcourt. Je m’étonne et récuse donc vivement vos considérations sur « des actes de concurrence déloyale et de parasitisme ».

Il va de soi que je ne souhaite pas voir engager à mon encontre la procédure que vous évoquez. Je vous prie donc de rassurer votre cliente, d’ici quarante-huit heures j’aurai enlevé de mon site la page incriminée, j’aurai aussi cessé de tenir les propos favorables que j’avais à l’égard du Studio. De fait, les images n’étant plus en ligne, je n’aurais aucun motif d’évoquer la marque.

Quant à l’absence des mentions légales, de mon site, elle trahit elle aussi mon manque d’expertise en matière de droit et n’était envisagée que sous l’angle de la prévention de cambriolage et autres visites importunes. Je vous remercie de votre remarque, je veillerai à ne pas contrevenir si bêtement à la loi.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Hermance Triay

Stéphanie Saadé : 1

Du 24 au 30 juillet, « Sur le ring » : Stéphanie Saadé exposait avec Jihyun Kim, Byungchan Lee, Émilie Sévère et Sehwa Youn à l’Espace des Arts sans Frontières.

Association douteuse (Écorce), mixed media et photographie, circa 100 × 100 cm – 2010.

Association douteuse
à gauche : (Lianes x), gouache sur papier, 21 × 29,7 cm – 2011.
à droite : (L’eau qui coule), bois, photographie, plastique, 45 × 8,5 cm – 2011.

Association douteuse (Rideau), mixed media et photographie, circa 250 × 350 cm – 2010.

Association douteuse (Liane), mixed media et photographie, circa 200 × 250 cm – 2011.

« Ces nouvelles pièces s’inscrivent dans la continuité de mes recherchent sur les éléments du paysage et ceux dont se composent la nature. Elles sont des expérimentations formelles qui mettent en relation des éléments fabriqués, comme Rideau ou Écorce avec des photographies et des meubles à priori étrangers les uns aux autres. Chaque partie de l’installation oscille entre deux catégories, celles de la peinture et de l’objet tri-dimensionnel, du socle et du meuble, de la photographie et de l’image imprimée utilitaire, en vue de créer des associations poétiques libres, tant visuelles qu’au niveau du sens, nouvelles et à la fois infiniment familières. »

Stéphanie Saadé, née en 1983 à Beyrouth, s’installe à Paris en 2005. Étudiante de Christian Boltanski et de Jean-Marc Bustamante, elle est diplômée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris. Elle réside actuellement en Chine à Hangzhou où elle poursuit parallèlement à son travail artistique une recherche sur les estampes chinoises à la China Academy of Arts.

Photographies : Béatrice Rilos
Assistant photographe : Jean-Christophe Rilos

La psychiatrie

« A bon entendeur ! – Vers une autogestion de la santé mentale ? »
Dans le cadre de l’émission « Sur les docks » écoute en ligne de ce documentaire d’Alexandre Breton et de Guillaume Baldy.

« Le phénomène des «voix» est très répandu parmi les personnes considérées comme psychotiques et, plus spécialement, schizophrènes. Ce phénomène des hallucinations auditives relève de la symptomatologie traditionnelle des psychoses et concerne, en France, la moitié des 300 à 500 000 personnes adultes atteintes de psychoses délirantes chroniques. Or, depuis une vingtaine d’années, la psychiatrie, et notamment en France, doit faire face à de sérieuses critiques concernant d’une part ses classifications nosographiques et d’autre part ses méthodes de traitement des pathologies mentales. [...] »

« A-t-on réellement les outils pour définir les troubles mentaux ? »

Dans le cadre de l’émission « Du Grain à moudre », Louise Tourret et Brice Couturier reçoivent Quentin Debray (professeur de psychiatrie honoraire de l’université Paris V Ancien chef de service à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris), Olivier Postel Vinay (directeur de la rédaction et de la publication du magazine Books), John Strauss (psychiatre américain Spécialiste de la schizophrénie) et Bruno Falissard (psychiatre, Prof. de santé publique à la faculté de médecine Paris-Sud, directeur de l’unité INSERM U669, santé mentale et santé publique) : écoute en ligne de ce débat.

« Les Enfermés : Lettres de Pelafina »
Dans le cadre de l’émission « Sur les docks » écoute en ligne de ce documentaire d’Irène Omélianenko et de François Teste.

« Voyages dans l’autre pays où, au sein de la déchirure de l’être, médecins, patients, familles et soignants chuchotent le mot folie, disent psychiatrie, bredouillent santé mentale… car, depuis plusieurs années, un engourdissement ou un morcellement fait de la psychiatrie un territoire étrange. Nous avons des nouvelles contradictoires : le progrès des médicaments, la pratique toujours actuelle de l’électrochoc, la restriction du personnel, le désespoir de certains psychiatres attendant le prochain coup donné à leur pratique, la peur devant ces faits divers où l’assassin devient le fou de préférence après un ou deux passages en hôpital psychiatrique.
Solange et Pélafina : trajectoire et cris de deux femmes internées, l’une en France, l’autre aux États-Unis.»

Thérapies familiales : les rouages d’un système complexe

Dans le cadre de l’émission « Sur les docks » écoute en ligne de ce documentaire d’Alain Lewkowicz et de Rafik Zenine.

« Pratiquées dans les années 50 aux États-Unis, les premières thérapies familiales ont révolutionné une vision, jusque là, dogmatique de la famille. Si plusieurs modèles théoriques se développent à l’époque, c’est l’approche dite “systémique” qui se répand le plus. La famille est perçue comme un système construit sur la base des interactions de tous les membres qui la composent. Lorsque ces interactions fonctionnent mal, un ou plusieurs membres de la famille peuvent développer des troubles graves La thérapie systémique s’incarne par la prise en charge psychologique globale de la famille au cœur de laquelle existe un “problème” pour l’un de ses membres, “patient désigné”. [...] »

Alexandre Jardin – Fini de rire !

Dans le cadre de l’émission « A première vue » Alexandre Jardin est l’invité de Pierre-Philippe Cadert à l’occasion de la sortie de son livre Des gens très bien : écoute en ligne de cette interview.
« Mon grand-père – Jean Jardin, dit le Nain jaune – fut, du 20 avril 1942 au 13 octobre 1943, le principal collaborateur du plus collabo des hommes d’État français : Pierre Laval, chef du gouvernement du maréchal Pétain. Le matin de la rafle du Vel’d’Hiv, le 16 juillet 1942, il était donc son directeur de cabinet ; son double. (…) Cette rafle coûta la vie à la presque totalité des 12 884 personnes arrêtées ; dont 4051 enfants. »

Anne Savelli : 2

Dans le cadre de l’émission « Du jour au lendemain » Alain Veinstein reçoit Anne Savelli pour Franck, son dernier livre paru : écoute en ligne.

Dans la ville haute, le site consacré à la lecture audio de Franck.

Vendredi 21 janvier à partir de 18h30 : lancement de la résidence d’Anne Savelli (son blog) à la bibliothèque Robert Desnos de Montreuil (14 boulevard Rouget de l’Isle 93100 Montreuil, métro Mairie de Montreuil, ligne 9)
Programme : lecture musicale de Fenêtres / Open space avec Jean-Marc Montera, suivie d’une rencontre.
Entrée libre.
Réservation conseillée : 01.48.70.69.04