écrire : 7

Depuis ma dédicace au Salon du livre je sais ce que je dois écrire. Comme quoi le « Salon » peut servir à autre chose qu’à faire mal aux pieds de l’écrivaine et à lui fatiguer le reste du corps.
Donc je sais que je dois écrire ce texte sur Christian Boltanski, j’en parle  régulièrement et ce depuis plus de trois ans. D’ailleurs ce sera plutôt « à partir de » que « sur » lui. Il a une tournure d’esprit très particulière et c’est elle qui me plaît.

À titre d’information, l’idée ne m’est pas venue en me levant un matin (ce qui aurait pu être le cas, quoique les idées me viennent en général lorsque je suis couchée et pas encore endormie) : dans chacun de mes livres il y a Christian Boltanski sous une forme plus ou moins évidente et/ou disséminée.  Le jeu c’est qu’il se trouve. Jusqu’ici il a toujours réussi.
Si certains ou certaines parmi vous veulent tenter leur chance, j’attends avec impatience vos propositions en commentaire (citation avec numéro de page à l’appui, merci).

Comment écrire un texte à partir de C.B. ? Cet homme est une fiction à lui tout seul : il lui est impossible de ne pas vous raconter des histoires, qu’il tient de quelqu’un le plus souvent et qu’il s’approprie au fil des ans. C’est pour moi sa qualité principale.
J’adore l’écouter parler surtout que, comme il le dit lui-même, je connais toutes ses histoires. En réalité j’en connais un certain nombre avec leurs différentes versions, ce qui me permet d’apprécier d’autant plus les variations.

Si vous demandiez à Christian Boltanski ce qu’il fait dans la vie, il vous répondrait peintre. Je pense qu’il se trompe : il est conteur.

J’ai décidé de faire du « roi de la fiction » le fil conducteur, le passeur de ma propre histoire.
J’en ai trouvé le titre : De longs échos qui de loin se confondent. Mais si, vous avez déjà lu ceci quelque part…
Les titres pour moi doivent à la fois ouvrir l’univers du texte et le donner en un  condensé, c’est pour cette raison qu’ils sont toujours des citations.

P-S : mes collègues me disent que dès que leur interlocuteur est au courant de leur formation de psychologue il s’inquiète d’être analysé.
Il faudrait plutôt redouter les écrivains : si l’on ne veut pas se retrouver dans un livre il ne faut surtout pas parler à un écrivain.
L’inverse n’est pourtant pas toujours vrai.

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2 réflexions sur “écrire : 7

  1. Curieux cette façon qu’ont les artistes de placer une fiction en devant d’eux-même. Peut-être parce que constater comme on échappe à soi même, puis aux autres. En tout cas, C.B. est un sujet rêvé, le titre me plaît.
    Au passage, je termine juste is this love, je ne vais pas commenter sauvagement ici mais l’impression entre contrainte et liberté, d’une grande violence. ça laisse pas indifférent.

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