Nous aurions dormi vingt ans : 1

« Qui s’embarrasse à regretter le passé perd le présent et risque l’avenir. »
Francisco de Quevedo

1999

C’est la fin du monde.

Sur une planète dont la courbure est visible, nous regardons le ciel. Quelqu’un lui parle de l’heure, elle regarde sa montre : l’heure ne correspond jamais au ciel qu’elle voit : le soleil et la lune sont sur un fond étoilé.

Le temps s’accélère, nous courons tous, elle aussi. Une voix, provenant d’on ne sait où, affirme que des planètes vont s’écraser sur la nôtre : le ciel rouge, un point brillant grossissant et se rapprochant. Des cris de toute part. Une assourdissante explosion.

Un homme est furieux, un policier l’attrape par le col, ce dernier la regarde avec amusement, nous attendons tous pour nous moquer d’elle. Et elle, elle attend de nous montrer qu’elle savait que tout cela n’était qu’une vaste farce.

Jusqu’à ce que le premier d’entre nous ouvre les yeux.

Il les ouvrit.

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[Nous aurions dormi vingt ans : 2]

Un grand merci à Ophélia

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