Nous aurions dormi vingt ans : 2

« Lamartine a tort : l’absence ne dépeuple pas le monde, au contraire elle fait de chaque autre présence ce qui la dessine en creux, la marque indicielle de TON absence. Chacune d’entre elles est la ligne qui apparaît sur le suaire et que délimite et donne le miracle de la présence de l’absence. »
Nathanaël Wadbled

1983

Un immense ciel bleu, dégagé.

Deux petites filles en robe de voyage du XIXème siècle gambadent le long d’une pente. Elles se suivent, passent l’une devant l’autre, échangent sans cesse leur place. Leur visage est caché sous un immense chapeau orné de rubans colorés.
Elle est l’une d’elles.

Chacune tient serré entre ses doigts de poupée un bouquet fait des abondantes fleurs qu’elles croisent et cueillent lors de cette ascension.

Au sommet de la colline verdoyante se trouve un monticule depuis longtemps recouvert de végétation. Les deux enfants se pressent auprès de lui, s’agenouillent, déposent gaiement, l’une après l’autre, un bouquet sur la tombe : celle de sa mère.

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Un grand merci à Ophélia

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