Nous aurions dormi vingt ans : 13

1985

Ce qui n’était plus est : Soleil !

En lieu et place du visage : Soleil !

Ouvert sur tout, ouvert à tout.
Flamboyants, tournesols… Ceux qui du sol montent vers le ciel, aspirés par ses rayons.

Plus trace des racines, des couches meubles ou poudreuses aux pieds des raides troncs.
Tous montent d’un cran, par niveau, de plus en plus haut, jusqu’à se frotter tout contre les nuages, tout contre.

Irruption. Avec son visage plus vrai que nature, éruption, particules projetées, énergie absorbée renvoyée.

Penchée vers le masque, elle veut longtemps observer dans les orbites lui faisant face, parallèles au ciel, à l’intérieur, observer ce monstre de douloureuse douceur, jusqu’à se perdre dans ce regard absent, en creux, dans l’ombre de Soleil : magnifique archétype.

Propulsant tout ce qui vit vers lui, aimant céleste, apaisant les grincements des jours mécaniquement s’encastrant les uns aux autres, crénelés. D’abondance en abandons lascifs, ici n’a plus rien de connu, le recommencement d’un temps inconnu de quiconque, rien à narrer.

Sur ce masque reflétant en bas ce qui provient du haut.

Hauteurs exquises.

Soleil est.

Soleil fut.

Pages 22-23/50

[Nous aurions dormi vingt ans : 12] [Nous aurions dormi vingt ans : 14]

Un grand merci à Ophélia

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