Déjanire-Médée : 31

Cher monsieur Gette,

L’arbre, des racines part la force rectiligne d’insondables hauteurs, prendre des bras de bois tout le corps d’un geste puissant.

Avec justesse battre l’écorce en rythme, de plus en plus vite, jusqu’à n’entendre qu’un seul son strident au creux de la fissure.

Le baiser amoureux tendrement posé sur le front d’un entremêlement de profondes pensées se dispersent insensiblement sous le regard apeuré de la nymphe apprivoisée.

Son extrême pâleur.

D’entre ses cuisses projette la tête velu d’un autre être au sommet de son crâne s’échappe une gorge ouverte en trois parties disjointes.

Écrasant de beauté à l’œil velouté, sa frimousse aiguisée darde l’énorme cœur sanglant.

Et mille fois mille chants païens déferlent, s’agrippent à la paroi sèche.

Souvenirs apocryphes d’une histoire caduque par laquelle coule le miel des ans gélatineux, courts et longs silences.

Mesure avec les doigts l’immensité nue ceinte de rubans rouges effilochés luisent à l’endroit même de son sexe multicolore.

L’avenir se retourne contre lui, recommence, crie d’un coup, éclabousse.

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Le blog de Paul-Armand Gette

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