aujourd’hui : 9

Mon dernier billet datait du 6 décembre pour fêter les 6 ans de mon blog…

Aujourd’hui c’est l’occasion de mettre à l’honneur deux causes importantes :

1. la Journée mondiale de la Santé.

2. la Journée internationale de réflexion sur le génocide au Rwanda et cette année c’est la 20ème commémoration de ce génocide.

Ma petite personne ne fait bien entendu pas le poids face à ces deux causes. Mais chaque année je ne peux m’empêcher de penser que le 7 avril 1994, alors que je devais attendre avec impatience le repas de mon anniversaire me réjouissant par avance des cadeaux que j’allais recevoir, se préparait pour toute une population le début de mois interminables d’horreurs. C’est un peu comme d’être né le 6 août et par dessus le marché en 1945 histoire d’aggraver son cas. En effet, pas de quoi se réjouir. Ma mère disait souvent : « Va où tu veux, meurs où tu dois» . J’oserais ajouter : nais quand tu peux.

Avant d’apprendre la coïncidence entre le jour de ma naissance et celui du déclenchement de l’abomination qui a été perpétrée au Rwanda, tous les ans je pestais juste devant la télévision car avant d’être la Journée mondiale de la Santé, le 7 avril était la Journée mondiale de lutte contre le sida. Donc, moi qui adorait tant la télévision, je devais « supporter » pendant MON repas le Sidaction sur TOUTES les chaînes. Heureusement pour moi mes parents étaient des abonnés historiques de Canal+ et de ce qui s’appelait à l’époque le Câble, et là-bas pas de Sidaction ! Vous pardonnerez à une enfant puis à une jeune adolescente ayant grandi à l’abri du VIH de ne se soucier ni des malades ni de la recherche contre cette terrible maladie. Pour une raison que j’ignore, un jour il n’y a pas eu de Sidaction le 7 avril à la télévision : j’ai appris que la Journée mondiale de lutte contre le sida avait lieu désormais le 1er décembre. Je n’ai pas été fâchée de ce changement de date car une pandémie et un génocide le jour de son anniversaire vous avouerez que c’est un peu lourd à porter.

Cette année pour « fêter » ce jour à ma façon je me suis décidée à m’occuper de ma chaîne YouTube. Ça n’a l’air de rien mais ça m’a pris trois jours, et je n’ai même pas encore fini. Non, ce n’est pas que je n’ai rien à faire ni que je m’ennuie, mais vu que je passe un temps incalculable à écouter de la musique ou à regarder des documentaires, des reportages… Dans la mesure du possible je voulais tout réunir à un seul endroit. Et comme je me considère (peut-être à tort) comme un personnage public, virtuellement parlant, étant donné que mon blog, ma page Facebook (qui est publique) et mon compte Twitter sont à mon nom et que n’importe qui peut trouver des liens me concernant sur n’importe quel moteur de recherche (80% des Français en utilisent un en particulier :  il en existe de bien meilleur et la France n’est pas encore jusqu’à preuve du contraire un État totalitaire, donc allez voir ailleurs), pourquoi ne pas partager ma chaîne YouTube ?

Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas vous risquez d’être surpris.es. : le mythe de l’artiste et surtout de l’écrivain.e. va en prendre un coup ! Mais comme d’habitude j’assume toutes mes publications.

Concernant l’écriture, ce n’est pas pour demain la veille : j’ai d’autres chats à fouetter. L’art peut attendre quand votre quotidien est perturbé par des événements négatifs et que le minimum syndical pour vivre risque de ne plus être assuré. Honnêtement cela ne me pose aucun problème de ne pas créer. En naissant on ne nous « offre » que deux choses : du temps et la santé (et encore, si nous avons de la chance). Pour moi il n’y a rien de plus important que ces derniers car sans eux rien n’est possible et tout le reste nous devons nous battre pour l’obtenir. Je ne vais donc pas pleurnicher parce que je n’ai rien écrit depuis 2012 alors que je dois régler des affaires courantes et surtout urgentes qui affectent ma santé et me « volent » peut-être le peu de temps qui m’a été imparti. Il faut savoir être pragmatique parfois. Après, si l’une ou l’un d’entre vous veut se dévouer pour gérer ma vie à ma place je lui laisse la place avec joie :  je préfère largement passer des mois entiers à construire une œuvre, même si à chaque fois je souffre, plutôt que d’occuper mon précieux cerveau à réfléchir à des problématiques bassement matérielles.

Bon, sur ce j’espère sincèrement que la prochaine fois que j’écrirai un billet ce ne sera pas pour le 7ème anniversaire de Erratique.

[aujourd’hui : 8] [aujourd’hui : 10]

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