cœurs mis à nu

Cœurs mis à nu au musée Dupuytren

du 8 septembre au 19 décembre 2008 du lundi au vendredi de 14h à 17h.

Musée Dupuytren : Centre de Recherches Biomédicales des Cordeliers
Université Pierre et Marie Curie
15 rue de l’École-de-Médecine,75006 Paris
Entrée dans le cloître, près de l’escalier D

Métro : Odéon (sortie : rue de l’École-de-Médecine)

plein tarif : 5 € | tarif réduit 3 €
Tel du musée : 01 42 34 68 60

Voici l’invitation faite par mes soins. Voici le dossier de presse préparé par Patrice Josset, le conservateur.

• L’article paru dans le Quotidien du Médecin le 9 octobre 2008 (n°8436).

Vous pouvez vous procurer la version numérique du catalogue de l’exposition via Publie.net. Merci à François Bon :

La version « papier » du catalogue de l’exposition est disponible au musée.

Merci à Christian Boltanski pour son aide lors du choix de l’installation de l’exposition, ainsi que pour sa participation au catalogue par le biais de la préface.

Quelques uns des dessins exposés : technique mixte, 2007-2008, 21 × 29,7 cm.

(clic droit sur l’image pour l’agrandir)

ajout du 17/12/07

Pour la publication qui sera disponible lors de l’exposition, j’ai écrit 2 types de textes :

  • les Descriptions des dessins (10 textes)
  • les Observations des dessins (11 textes)

Ci-dessous deux extraits

Description du 09/10/07

Par endroits

Poils érectiles / doux sous la peau

Parfois

Le creux la fente / y mettre un doigt

Réseau complexe / dénivelé / saillies

Un certain poids / doux sur la langue

Masse noire / inerte / bouillante

Multiplication des cellules

Dans l’œuf

Appendice / écorchure

Excroissance vibratile / vibrante / vibrisses

Connexions / fil

Grosseur palpable / palpée

Extension / excroissance

La fente

Frais / sous le nez

Traces / cicatrice

Canaux longs / connexion

La caresse / enflée

Pédoncule / muscles tendus bandés / échevelé

Mou / dure

Masse noire / trou

Questionnements ridicules essentiels

Sous l’index qui s’enfonce

Soyeux / brillant

Touffus / en contact / en réseau

L’information ne parvient pas au centre de la question

Grouillement immense / étendu / biscornu

Exsangue

Bossu / creux / fendus

Ouvert / prêt à s’échapper

Excroissance palpitante

Dodue / s’enfonce dans la fente

Léger / chaque fibre

Observations du 12/11/07

Il faut que cela palpite. Si cela palpite, c’est bien un cœur. Que ce soit en nuances de gris ou en couleurs, les formes soulèvent le papier.

Tout en partie.

L’idée était d’apprendre à la main le dessin. Elle dessine seule, apprend à chaque trait. Sur la feuille blanche, j’y vois déjà le dessin. La main ne sait pas faire ce que l’œil voit ; la main sait faire, mais à sa manière.

Je veux un dessin pour le tatouer sur le corps. La main veut caresser la peau de l’intérieur, chatouiller les viscères.

Le cœur est un bon compromis : il amuse l’œil, satisfait la curiosité de la main.

Pas n’importe quel cœur. Il se renouvelle, se tord dans tous les sens. Adaptation. Tentatives évolutives. Il n’y a que les cœurs, leur masse qui m’intéresse.

Je penche la tête dans la poitrine et j’écoute ce qu’ils chuchotent. Leur parole. Un cœur ne hurle pas, tout le temps discret, sauf lorsque la situation n’est plus tenable. Je veux bien aller y mettre la main pour savoir ce qu’il s’y passe.

Je ne suis pas la seule à connaître l’importance du palpé de cœur : à la main, à l’oreille.

ajout du 04/05/08

Christian Boltanski m’a toujours dit que les expositions étaient une source de problèmes. J’en ai fait et en fait encore l’expérience à ma petite échelle.

L’exposition devait avoir lieu en février, puis a été repoussée au 14 avril et commence en fait le 5 mai. Depuis que j’ai pu installer mes dessins les 4 et 8 avril je suis rassurée car j’avais fini par ne plus y croire.

Au moins C. B. m’a épargné (et je l’en remercie) certains tracas en m’aidant à choisir un mode de présentation sobre, adapté à celui de la collection du musée : les dessins sont posés à plat sur des étagères dans les vitrines.

Mais le plus difficile est ailleurs. La publication est un véritable casse-tête. Nous en parlons depuis le mois de novembre 2007 avec le conservateur. Nous devions nous rendre ensemble chez l’imprimeur le 17 janvier, mais le rendez-vous a été annulé.

Le 13 février je suis allée seule à l’imprimerie pour finalement devoir leur envoyer un email afin d’obtenir un devis. Il faut pourvoir comprendre le vocabulaire de la profession.

Entre temps, le 26 mars j’ai demandé à Éric Hazan une contribution écrite lorsque j’ai appris qu’il avait fait de la chirurgie cardiaque dans une autre vie. Comme c’est une personne très occupée, je lui ai dit qu’il pourrait me donner son texte quand il le voudrait. C’était peut-être le plus sûr moyen de ne jamais l’obtenir. J’attends de ses nouvelles.

Je vous assure qu’une mise en page ce n’est pas évident. De plus, Je n’ai eu la totalité des textes que le 14 avril et deux semaines avant j’étais encore en train de finir mes dessins. Je ne suis pas un modèle d’organisation.

J’ai fait de mon mieux mais dans le doute je suis tout de même allée voir l’imprimeur le 25 avril pour qu’il me donne son avis : il fallait augmenter les marges de 3 mm et nettoyer les images. Pour ce qui est « d’augmenter » je voyais quoi faire, mais pour ce qui était de « nettoyer » c’était une autre histoire. Heureusement que Hermance m’a aidée, parce que sans elle j’aurais été à court de solutions.

Hier, Patrice Josset (le conservateur) m’a dit qu’il allait me faire parvenir des images pour compléter son texte.

À l’heure qu’il est je nage en plein doute. Je me demande à quoi va ressembler cette publication. Il me semble qu’il y a un monde entre un fichier informatique et un document papier, surtout lorsque le second doit être tiré à 500 exemplaires. J’ai très peur du résultat.

Quand je pense que l’exposition commence demain et que le catalogue n’est toujours pas prêt…

Quand je pense que j’ai encore un manuscrit à rendre, un site à faire, des dessins à retravailler, etc.

Quand j’y pense… Je me dis que je devrais cesser de penser.

ajout du 07/07/08

(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Pour toutes celles et tous ceux ayant manqué mon exposition, je vous offre une séance de rattrapage. Le 17/06/08 à l’occasion d’une visite au musée avec ma sœur, Hermance y a fait des photographies. Grâce à la qualité de son travail, vous pouvez profiter d’une visite virtuelle de Cœurs mis à nu. Il est prévu que l’exposition reprenne en septembre et qu’elle se prolonge jusqu’à la fin de l’année.

(clic droit sur l’image pour l’agrandir)

Photographies : Hermance Triay.

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