De longs échos qui de loin se confondent : 12

Carnet n°06

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Je suis avec J., T. et L. Nous sommes près d’une étendue d’eau. Comme il y a des alligators nous courons pour monter sur un chemin surélevé afin de leur échapper. Nous sommes sauvés.

Je suis dans un magasin de souvenirs avec une fille que je tiens par le bras et une autres à qui je parle. Je cherche avec celle à qui je tiens le bras quelque chose, un objet particulier.

Il y a des livres qui appartiennent à M. Je veux l’un d’eux, je fouille et les dérange. Comme je ne veux pas qu’elle sache que j’y ai touché je range de nouveau mais mal. Elle s’en rendra compte.

C’est la fin du monde. Sur une planète dont la courbure est visible, nous regardons le ciel. Quelqu’un me parle de l’heure, Je regarde ma montre : l’heure ne correspond jamais au ciel que je vois : le soleil et la lune sont sur un fond étoilé. Le temps s’accélère, nous courons tous, moi aussi. Une voix, provenant d’on ne sait où, affirme que des planètes vont s’écraser sur la nôtre : le ciel rouge, un point brillant grossissant et se rapprochant. Des cris de toute part. Une assourdissante explosion. Un homme est furieux, un policier l’attrape par le col, il me regarde avec amusement, ils attendent tous pour se moquer de moi. Et moi, j’attends de leur montrer que je savais que tout cela n’était qu’une vaste farce.

[De long échos : 11] [De longs échos : 13]

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De longs échos qui de loin se confondent : 11

Carnet n°06

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C. et moi faisons visiter de jour notre appartement à deux femmes que nous connaissons. L’une d’elle me demande où mène une très vielle porte. Je ne sais pas donc je l’ouvre et tombe sur une très grande salle. Je m’en étonne. Les femmes parlent, puis en revenant dans cette salle je trouve M. avec un homme : ils veulent y installer une moquette rouge. Je demande à M. quelle est cette salle. Elle me dit qu’ils avaient demander un quatre pièces mais qu’on leur a donné un six pièces parce qu’on n’avait rien d’autre à leur proposer. De plus si toutes les salles ne sont pas utilisées l’OPAC les louera par exemple comme débarras aux deux vielles femmes. Je ne savais pas pour la deuxième salle, je monte un escalier en bois et voit C. et U. enfants qui jouent en bas des escaliers. En haut il y a une salle immense avec un parquet en bois vitrifié. J’en tombe amoureuse et C. aussi. M. vient et parait surprise que la salle nous plaise, elle redescend en disant qu’elle est a nous deux si nous l’aimons tant. M. parle à O. qui veut changer de chambre : il prendra la nôtre. Je dis à U. et C. de sortir de notre chambre. Il y a des fenêtres, je vois d’autres vieux immeubles en face. En descendant j’arrive dans la cuisine où il y a une table tout en longueur à laquelle est assise J. plus d’autres personnes de la famille de M. Ils parlent. J. a un enfant sur ses genoux. B. me dit quelque chose qui ne me plaît pas et rit par avance du succès de sa blague. Je lui fais remarquer que sa propre santé mentale n’est pas un exemple. Tout le monde se moque d’elle et je ris en parlant de la salle.

[De longs échos : 10] [De longs échos : 12]

De longs échos qui de loin se confondent : 10

Carnet n°06

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Je me bats contre L. Nous sommes dans la cour d’une école primaire, elle est vide. J’ai une force impressionnante et semble avoir fait du karaté toute ma vie. L. se fait ratatiner par moi.

Je suis dans le métro, assise dans la partie salon. Je vois une femme et sa petite fille. On me confie cette dernière. Je souris et semble à l’aise avec elle.

Sur des tapis je me bats contre A, dans un gymnase où il y a beaucoup de personnes nous entourant. À chaque fois que A. m’attrape je la mets au tapis. Elle est folle de rage. Les autres sont de mon côté. Puis je prends A. dans mes bras, je la soulève et lui dis : « Les adultes pensent toujours que les enfants ne peuvent pas faire des choses. »

Je suis dans une salle à manger. La table est mise : elle est grande et large. Je vois C., M., et J. qui vont s’y asseoir. Je leur crie dessus en leur faisant remarquer qu’il exagèrent et que s’ils utilisent trop de couverts nous n’aurons plus de vaisselles à faire. Ils restent hébétés.

Je suis assise à une table tout en longueur. Je suis placée à la droite de J. et lui est assis à la droite de T. Nous parlons tous les trois. Pour voir T. je dois me pencher. T. parle à J. et non à moi. T. dit à J. de me passer quelque chose. J. pousse devant moi une petite assiette blanche en porcelaine dans laquelle il y a au milieu un petit rectangle de pain blanc sur lequel il y a du beurre jaune clair presque blanc.

Je vois le petit ami de S. face à moi, il a une tête ridicule : il fait des rictus et à l’air totalement idiot.

[De longs échos : 9] [De longs échos : 11]

De longs échos qui de loin se confondent : 9

Carnet n°06

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Je suis avec d’autres personnes de mon âge dans la cour de récréation d’une école primaire. Nous sommes les plus âgés, nous nous sentons supérieurs aux autres. Il y a des personnes qui se battent. Je ris de façon exubérante. C’est le printemps ou l’été. Il y a un jeune garçon de douze ans, je veux le punir. Alors qu’il court pour me fuir je le bloque et baisse son pantalon, je le déculotte, je lui mets la tête à l’envers, puis je le mets sur mes genoux et lui barbouille les fesses de ketchup et du contenu d’un pot en aluminium. Je suis heureuse et j’ai un sourire sadique. Il gigote. Les autres se moquent de lui. Je le relâche, il se rhabille, il est fâché.

Nous sommes dans une pièce sombre, une boîte de nuit sans musique. Nous sommes assis les uns à côtés des autres. Nous parlons de cadeaux, on en passe deux à E. : deux grosses améthystes collées à quelque chose. L’une des deux se casse et tombe à terre. Je ris et me moque de E. en lui faisant remarquer que ce n’est pas la première fois qu’elle casse quelque chose. Elle me tend le cadeau cassé et me dit avec malice que c’était le mien, je ris jaune, je m’arrête de rire.

[De longs échos : 8] [De longs échos : 10]

De longs échos qui de loin se confondent : 8

Carnet n°06

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Je suis dans un cabaret, sur la scène se trouvent Maria Carey et Missy Elliott chantant. Il y a des personnes assises à une table tout près de la scène : elles apprécient le spectacle. C. fait des allés et retours entre la salle du cabaret et le reste de notre appartement. J’arrête pour lui dire quelle chance nous avons mais C. pleure.

Je suis dans une salle de classe avec d’autres personnes. C.demande comment dessiner. Les autres se moquent de lui. Je lui montre un de mes dessins et lui dis de faire un quadrillage. On se bat à coups de poings sur les tables au milieu de la salle.

Je suis devant une fenêtre en face de laquelle il y a un immeuble et aux fenêtres duquel à certains étages ils y a des personnes. Je les regarde et parfois je sens qu’elles me regardent alors je tire les rideaux.

A. est dans la maison de C. : elle agit sans réfléchir sans se préoccuper des autres et surtout pas de ses propre enfants.

[De longs échos : 7] [De longs échos : 9]

De longs échos qui de loin se confondent : 7

Carnet n°06

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Il y a dans un parc Oscar Wilde et deux hommes qui lui ressemblent. Je lui parle de son cousin mais il ne voit pas de qui il s’agit. Oscar Wilde est un SDF : il vit avec d’autres personnes dans un campement dans le parc.

Je suis avec une fille, nous sommes sur un lit et nous parlons d’un homme. Puis je drague cet homme et je me mets à l’embrasser, il se réveille sans rien y comprendre.

T. et moi écrivons des mots sur l’un les murs d’un appartement. Lorsque nous revenons ils sont abîmés. Nous sommes en colère et je dis à T. : « La prochaine fois nous les écrirons plus haut, à un mètre ou à un mètre dix ou à un mètre quarante du sol. »

Je suis dans l’ascenseur d’un immeuble avec C. La femme du 18ème étage monte avec un enfant. Elle parle mal français, me demande : « Vous avez fait de longues études de français ? » Je lui réponds que c’est ma langue maternelle. En sortant de l’ascenseur elle me demande si je ne peux pas m’occuper de son enfant.

[De long échos : 6] [De long échos : 8]

De longs échos qui de loin se confondent : 6

06/06/10

Dans le préau de l’école Christian Boltanski m’ignore complétement, il fait répéter les étudiants de deux classes spéciales pour élèves diminués : ils préparent le spectacle de fin d’année. Christian Boltanki est sérieux mais a l’air ennuyé par leurs piètres prestations : cela ressemble à des numéros de cirque rudimentaires sans rien d’impressionnant.

Comme je suis frustrée que Christian Boltanski ne s’occupe pas de moi je fais aussi mon numéro pour attirer l’attention de ceux qui sont assemblés dans le préau. J’ai l’impression qu’il y a quelque chose d’extraordinaire dans ma façon de me déplacer pour me rendre où se trouve ma classe. Malheureusement personne ne semble m’admirer et certains me disent plutôt de me dépêcher, que je suis en retard : une grande partie de ma classe est rangée et le professeur est devant eux attendant le reste de la classe. Je dis : « D’autres sont plus en retard que moi puisqu’ils me suivent. »

18/08/09

Au bas d’un grand escalier je fais partie d’un groupe de personnes. Christian Boltanski est un peu plus haut que nous sur les marches, il demande s’il peut partir, s’il doit vraiment monter. M-J. lui répond que oui.

Il se range à cette idée et lui pose cette question : « As-tu les clés ? » Elle répond affirmativement.

Il lui prend le bras et ils montent ensemble sourire aux lèvres. Tout le groupe les suit. Je suis jalouse, je baisse les yeux et monte aussi les escaliers. Nous arrivons en haut et attendons devant la porte.

09/08/09

Lors des Portes Ouvertes Christian Boltanski et moi visitons main dans la main les ateliers de l’école. Je ris beaucoup. Nous sommes heureux ensemble.

31/07/09

Christian Boltanski n’a pas le même visage, il a des cheveux blancs mal coiffés.

Il dit : « Je dois m’en aller du bâtiment de l’école pour toujours, mais avant je dois me rendre à la salle de dessin au 1er étage. »

Je veux lui montrer La vie secrète du Diogène. .Je ne suis pas la seule a vouloir lui montrer un livre, nous sommes une dizaine a l’avoir croisé au pied de l’escalier.

Je veux le suivre en haut mais j’ai peur de ce qu’en penseraient les autres filles qui sont avec moi.

Quand il monte les marches je m’adresse à lui : « Tant pis et au revoir ! »

[De longs échos : 5] [De longs échos : 7]